Ferronnerie d'art

 


  

La première fois que l’homme vit du fer, ce fut sous la forme de météorites, ces morceaux d’étoiles tombés du ciel. De là l’étymologie du mot «sidérurgie» :

« sidus» signifiant étoile ou astre en latin.


Parmi la grande famille des métiers de la forge, la ferronnerie d’art est la discipline la plus complète et la plus technique, intimement reliée à l’architecture. En effet, avant toute mise en forme du métal, le ferronnier se doit de connaître l’histoire de son métier, aussi bien au niveau technique qu’ artistique.


Viens ensuite, le dessin fait à la main qui doit être adapté au style de l’environnement ou l’ouvrage sera installé. Une fois le dessin validé, le travail d’atelier commence avec le tracé de l’épure à l’échelle 1 qui servira par la suite de modèle pour le forgeage des ornements et décors.


Il est donc important de considérer le métier de ferronnier d’art comme une discipline extrêmement précise et fine, paradoxalement à l’effort physique déployé lors des étapes de forge.


L’une des particularités du métier appliquées dans les règles de l'art est bien sûr  l’assemblage, tels que l’utilisation des techniques anciennes comme les rivets, tenons-mortaises, colliers, goupilles, clavettes, visserie, etc. Pour cette étape cruciale, il est encore une fois très important de miser sur la précision des traçages et des perçages, ce qui caractérise la réalisation d’une œuvre haut de gamme.


Le ferronnier se doit aussi de connaître différents types d’acier et leur composition, afin de forger les outils indispensables à l’élaboration d’un projet de ferronnerie, il utilise les traitement thermiques comme la cémentation et les trempes pour durcir ses outils afin de les rendre résistant à l’usure.  Tenailles, burins, bouterolles, estampes, ciseaux, marteaux, tranches, chasses et dégorgeoirs.

Parfois la fabrication d’un outil peut ne servir qu’à l’élaboration d’un seul ouvrage.


Arrive ensuite le travail de finition qui implique beaucoup de connaissances au niveau des réactions des métaux : Patines, rouille, acides doux, peintures, feuilles d’or, etc

Il est toujours important de considérer si l’ouvrage sera intérieur ou extérieur.


Dans cette société axée sur le superficiel et le jetable, le ferronnier d’art conscient sait qu’il se doit d’appliquer, préserver et retransmettre les techniques de ce magnifique métier ancestral.


Si l’œuvre est de qualité, l’épanouissement humain n’en sera que renforcé.

Et bien sûr, si l’artisan est épanoui, l’œuvre n’en sera que meilleure…


 

 

Romain Francès

Maître artisan ferronnier d’art